Agenda régionaux - Languedoc-Roussillon
D’une superficie de 27 400 km2 (soit 5 % du territoire métropolitain) et composé de 2 338 500 habitants, (dont 29 % de moins de 25 et 25 % de 60 ans et plus), le Languedoc-Roussillon constitue la partie occidentale de l'arc méditerranéen français, reliant le couloir rhodanien à Barcelone et la Catalogne voisine. Son département le plus septentrional, la Lozère, a les traits physiques et socio-démographiques du Massif Central. A partir des Pyrénées, des Causses et des Cévennes, le relief s'étage en amphithéâtre, d'une zone de piémont à la plaine viticole et urbaine pour finir en bord de mer par de nombreux étangs et lagunes. Depuis le milieu des années 70, la région bénéficie d'une croissance démographique très vive, la première de France métropolitaine. Elle doit accueillir, en moyenne chaque année, autour de 20 000 habitants supplémentaires, soit en une dizaine d'années, l'équivalent de sa capitale régionale.
La Région a affirmé sa volonté de mettre en place un Agenda 21 régional, dans sa délibération du 28 juillet 2004 et de se doter ainsi des outils nécessaires pour intégrer les principes du développement durable au cœur de son action.
Contact : Mr Jean-Jérôme ANDRE, Directeur de l'environnement - jean-jerome.andre@cr-languedocroussillon.fr
Lancement de l’Agenda 21 : 28 juillet 2004
Adoption du 1er plan d’actions : 29 novembre 2006
>>> La gouvernance de l’Agenda 21
Un cadre pour l’action
Le Schéma Régional d’Aménagement et de Développement du Territoire (SRADT) exprime les orientations fondamentales à l’horizon 2020 sur le développement durable, les grandes infrastructures de transports, les grands équipements et les services d’intérêt général. Ce schéma répond à une réalité multiple et complexe qui met en lumière de formidables atouts, mais aussi des faiblesses et des handicaps.
Les facettes de cette réalité sont multiples :
- La moitié de la frange littorale, longue de 230 kilomètres est vierge de toute urbanisation et qui possède quelque 40 000 hectares de lagunes et d’étangs,
- Une croissance démographique spectaculaire attendue mais très inégalement répartie si les tendances lourdes à la concertation des hommes et de la valeur ajoutée dans les seuls milieux urbains ne sont pas maîtrisées par des politiques volontaristes et convergentes,
- 561 000 hectares de terres agricoles non cultivées, soit plus de 20% de sa superficie totale (27 761 km²), et de 50% de sa Surface Agricole Utilisée (SAU), évaluée à 1 085 000 hectares,
- Une structure économique largement dominée par le secteur tertiaire (3 entreprises sur 4 sont créées dans ce secteur) et dans lequel l’économie du tourisme joue un rôle moteur (4ème région touristique de France, 20 milliards de francs de chiffre-d’affaires, 14 millions de touristes par an) et marquée par un secteur agricole et agroalimentaire qui a accompli depuis vingt ans un formidable effort de modernisation vers la qualité et la valeur ajoutée (44 milliards de francs de chiffre d’affaires, 25 000 emplois),
- Le tissu économique est composé essentiellement de PME et PMI et de très petites entreprises artisanales – plus de 40 000 – et qui a engagée un processus d’amélioration de sa compétitivité, par le développement de l’innovation, accompagné par le Multipôle technologique régional, par l’occupation de "niches" de marché et de nouveaux créneaux, par l’ouverture à l’export.
Dans cet esprit, le Schéma Régional d’Aménagement et de Développement du Territoire est compris comme un guide pour l’action, énonçant trois grands défis pour l’horizon 2020:
- Le défi de l’intelligence
- Le défi de la valeur ajoutée, de l’innovation et de la qualité
- Le défi de l’équilibre territorial
Dans le cadre particulier du Languedoc-Roussillon où la Région vient d’établir quatre grandes priorités d’actions, l’Agenda 21 régional peut être conçu comme un programme cadre basé sur une vision du territoire à moyen terme, commune avec le SRADT.
Une terre de prédilection pour les énergies renouvelables
La Région oriente son action dans les domaines des énergies renouvelables, de la maîtrise de l'énergie, de la qualité de l'air et des déchets : structuration de filières régionales (bureaux d ’études, fabricants, installateurs), maîtrise des dépenses énergétiques des différents consommateurs, valorisation des ressources locales, rationalisation des transports , création de marchés de travaux locaux, accompagnement des démarches territoriales, planification et optimisation des équipements à l ’échelle régionale, formation professionnelle pour les installateurs et la maintenance, sensibilisation auprès des différents consommateurs (entreprises, ménages), … Ces actions, soutenues par l’ADEME, préfigurent l’Agenda 21 régional.
A l'échelle du territoire, la Région apporte également un appui méthodologique et financier aux acteurs territoriaux (entreprises, collectivités, associations) pour inciter et structurer le développement durable au niveau local.
Pour en savoir plus : www.cr-languedocroussillon.fr/1193-telechargement.htm
Télécharger le SRADT
>>> Les acquis effectifs
De nombreux acquis sont d’ores et déjà mesurables :
- Le Languedoc-Roussillon lutte contre l’émission de gaz à effet de serre et devient région pilote en énergies renouvelables avec 13.4 millions d’euros investis pour valoriser les énergies renouvelables.
- Plus de 300 projets énergies renouvelables financés en 2006 soit une croissance de 80% depuis un an
- 2 700 logements sociaux aidés par la Région pour s’équiper en énergies renouvelables (solaire ou bois-énergie)
- 16 chaufferies-bois collectives financées, soit une puissance installée de 3,67MW
- 2 200 chauffe-eau solaires individuels ont été installés en 2005, soit 2 200 tonnes de CO2 évitées, grâce au "Plan Soleil" : les particuliers bénéficient d’une aide de 700€ pour l’installation d’un chauffe-eau solaire et peuvent depuis le 1er janvier 2005 déduire de leurs impôts 40% du coût des équipements
- Mise en place d’une politique énergétique afin de préserver la biodiversité exceptionnelle de la Région : 300 installateurs adhérents à la charte Qualisol, plus de 1 000 chauffe-eau solaires individuels installés, près de 6 500 m² de capteurs installés. Cela concerne 873 logements.
- 230 installations solaires photovoltaïques ayant permis d’éviter la construction de plus de 300 km de lignes électriques, valorisation de 16 000 tonnes de sciures par an grâce au plan régional de valorisation de la forêt et de la filière du bois,
- installations éoliennes équivalent à 104 MW. Début 2007, la capacité éolien s'élève à 336,85 MW assurant une production de 840 GWH (4% de la consommation régionale)
- Prime de 700 euros pour les particuliers qui sont en faveur des chauffe-eau solaire.
- 1 300 000 € investis en 2006 en faveur du patrimoine naturel
- 7 000 000 € investis en 2006 pour assurer protection et gestion durable du littoral
- 3 300 000 € investis pour les projets des parcs naturels régionaux
- Mise en place d’une coopération interrégionale et décentralisée afin de doter les régions méditerranéennes d’un outil de promotion du développement durable appelé l’Institut des Régions Méditerranéennes pour le Développement Durable (IRMEDD)
- Dans le cadre des engagements du Comité 21, la Région a décidé la création d’un fonds de développement des énergies renouvelables, doté de 10M€ en 2006 avec des techniques solaires thermiques, photovoltaïques, bois énergie…Et s’engage à financer 80% des équipements en chauffe-eau solaires des logements sociaux, avec pour objectif d’équiper 25 000 logements à échéance 2010, représentant le quart du parc.
- Entre 2005 et 2006, les filières "énergies renouvelables" ont enregistré les croissances suivantes :
- Solaire thermique : + 120%
- Solaire photovoltaïque : + 265%
- Bois énergie : + 460%
- 12 400 m² de capteurs installés évitant l'émission de 1000 tonnes de CO2 annuelle
- Nouvelle chaufferie bois de l'Université Montpellier II