Le Comité 21 en action
Associations : responsabilité sociétale et enjeux d'intérêt général
Le nouveau numéro de la newsletter du Comité 21 vient de paraître sur la Responsabilité sociétale des associations avec une interview de Yannick Blanc, président de la Fonda, dans le cadre de l'Université de la prospective "Faire ensemble 2030" à laquelle le Comité 21 s'est associé...

Yannick Blanc, Président de la FONDA – Forum national des Associations & Fondations

Pouvez-vous nous présenter la FONDA, son rôle, ses membres, son positionnement dans le contexte national des politiques de solidarité et de cohésion sociale ?  

Créée au début des années 80, la Fonda a d’abord été la première plateforme inter-associative d’où sont nés ce que sont aujourd’hui le mouvement associatif et le haut-comité à la vie associative. C’est aussi à la Fonda qu’a été rédigé « l’amendement Coluche » qui a créé le régime fiscal de déduction des dons aux associations d’intérêt général. Aujourd’hui, la Fonda est le think tank du monde associatif. Au cours de ces dernières années, elle a popularisé auprès des responsables associatifs l’utilisation de la démarche prospective. Les projets associatifs naissent souvent du désir de changer le monde, à petite ou à grande échelle, mais le monde change parfois plus vite que les projets… La prospective permet aux associations de clarifier leur positionnement et leur stratégie dans un monde en mutation. L’évolution des formes de l’engagement bénévole, les questions de gouvernance et la fragilité de leur modèle économique sont les trois questions que se posent en permanence les associations, notamment dans le secteur de la solidarité.  

Quel est l'objectif de vos Universités de prospective, et plus particulièrement celle des 22 et 23 mars sur les ODD ?
 

C’est un moment d’apprentissage et d’intelligence collective pendant lequel nous nous efforçons de croiser les regards et les expertises, de nourrir la réflexion par les retours d’expériences et de nous exercer aux méthodes de la prospective. Nous avons choisi la thématique des ODD pour trois raisons. D’abord, bien sûr parce que l’urgence écologique est là et qu’elle est étroitement liée à la crise du modèle néo-libéral, notamment au point de rupture qu’ont atteint les inégalités dans le monde. En second lieu parce que, en tant que méthode d’action collective, les ODD répondent à une interrogation permanente des associations : comment inscrire l’action que je mène à mon échelle dans des enjeux qui me dépassent ? Enfin parce que, comme le Comité 21, nous pensons que la mobilisation de la société civile sur les ODD est aujourd’hui essentielle. Si nous y réussissons, nous pouvons faire des ODD le langage commun des politiques, des entreprises et des citoyens. Cette université ouvre notre nouveau cycle de prospective, Faire ensemble 2030, ses travaux se poursuivront sous la forme d’ateliers du Faire ensemble pendant deux ans, jusqu’à la prochaine session.  

Vous êtes aussi le président de l'Agence du service civique, que connaissent bien toutes les associations. Pouvez-vous nous en tirer un bilan et en tracer quelques perspectives ?
 

En accueillant près de 125 000 jeunes volontaires en 2017, nous sommes devenus le premier pays d’Europe pour le volontariat des jeunes. Le Service civique a été conçu comme une école de l’engagement et de la citoyenneté et quand on voit l’intérêt des jeunes pour les missions de solidarité, on peut penser que cet objectif est atteint. Mais, en considérant leur mission d’intérêt général comme une première expérience professionnelle, ils en ont aussi fait un outil d’orientation et d’insertion professionnelle. L’avenir du service civique est donc non seulement de continuer à grandir, mais aussi de s’articuler plus étroitement avec les parcours d’études et de formation professionnelle des jeunes. Son succès et son impact lui assurent d’être une composante essentielle du futur service national universel.   https://fonda.asso.fr/
Posté le 28/03/2018
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